DISSOCIATIONS

DIS[S]OCIATIONS

Le plus terrifiant des prédateurs n'est pas celui qui rôde dans la nuit. C'est celui qui partage votre lit et connaît le poids de vos silences.

Avec Dissociations, Serge Leterrier signe un thriller existentialiste, monstrueusement impactant et inoubliable. Derrière l’intrigue policière, il explore la nature de l’identité, le poids du mensonge et la perversion de la mémoire. Aleck Bernier n’est pas un criminel au sens propre : il est une métaphore de la falsification contemporaine, un maître du récit qui préfère inventer et détruire le monde plutôt que d’y trouver sa place.

DIS[S]OCIATIONS

« Le plus terrifiant des monstres n’est pas celui qui hante les bois, mais celui qui partage votre lit et connaît le poids de vos silences. » 
— Serge Leterrier – Dis[s]ociations

À Trois-Rivières, Emma Bernier, cinq ans, disparaît sans laisser de trace. Son père, Aleck, psychologue respecté et époux aimant, semble incarner le roc face au drame. Mais derrière son calme apparent, un doute glacé s’installe. La capitaine Marianne Roy sent qu’il ne s’agit pas d’un inconnu, mais d’un mensonge soigneusement orchestré.

DIS[S]OCIATIONS est un thriller psychologique glaçant où le deuil flirte avec la perversion, et où la pire monstruosité est celle qui murmure des mots d’amour en volants la vérité. Jusqu’où iriez-vous pour découvrir une vérité qui peut tout détruire ?

PITCH

Comment reconnaître le monstre quand il porte le visage de l’homme qui partage votre vie ?

À Trois-Rivières, au Québec, un silence de plomb succède aux sirènes. Emma Bernier, cinq ans, a disparu de sa chambre sans un cri. Aucune effraction, seulement une fenêtre entrouverte sur la nuit et un ours en peluche abandonné.

Au cœur du chaos, Aleck Bernier se dresse comme un roc. Psychologue respecté, mari aimant, il incarne une dignité bouleversante face au drame. Il console son épouse dévastée, serre les mains des voisins, supporte les regards compatissants. Son calme devient une armure, sa raison un rempart contre la folie. Pourtant, derrière cette façade, un doute insidieux se glisse peu à peu. Ses larmes semblent parfaitement calibrées, ses paroles trop mesurées, son alibi solide mais glacial, comme forgé dans l’acier. La capitaine Marianne Roy, guidée par son instinct, sent confusément qu’elle n’a pas affaire à un inconnu tapi dans l’ombre, mais qu’elle assiste à la mise en scène d’un mensonge absolu.

DIS[S]OCIATIONS est une plongée vertigineuse au cœur des ténèbres de l’âme humaine. L’histoire d’une disparition d’enfant devient une enquête psychologique glaçante, où la frontière entre le deuil et la perversion s’estompe jusqu’à disparaître. C’est un thriller dérangeant et envoûtant, qui interroge l’idée que la pire monstruosité n’est pas celle qui hurle la nuit venue, mais celle qui murmure des mots d’amour tout en vous volant votre vérité. Jusqu’où irez-vous pour découvrir cette vérité, quand elle pourrait tout détruire ?

 

NOTE D’INTENTION

Par Serge Leterrier

L’écriture de DIS[S]OCIATIONS est née d’une obsession : explorer les failles invisibles qui s’ouvrent sous les fondations apparemment stables d’une vie ordinaire. Je n’ai jamais souhaité rédiger un simple thriller, mais plutôt concevoir un miroir grossissant et déformant où se reflètent les zones les plus sombres de notre psyché. Cette fiction est une immersion dans le mécanisme de la dissociation, non pas envisagée comme pathologie clinique, mais comme stratégie de survie perverse, une architecture mentale permettant à un individu de cohabiter avec son propre monstre intérieur.

Au centre de cette expérience se trouve Aleck Bernier. Plus qu’un antagoniste, il est véritablement le territoire psychologique que je voulais étudier. Il incarne une triple aliénation : celle de ses émotions, de la vérité et finalement de son humanité. Ses rôles de sauveur, de bourreau et de victime ne sont pas des artifices d’écriture, mais bel et bien la colonne vertébrale psychologique du récit. Le Sauveur est possessif et narcissique, cherchant à reconstituer par l’enfant Louna la figure perdue d’Emma. Le Bourreau est la colère froide de l’enfant humilié, qui s’exprime à travers manipulation et domination. La Victime constitue l’alibi permanent, un masque destiné à susciter compassion et absolution. Même son suicide méthodique en devient l’apothéose : le Bourreau exige l’anéantissement de l’impuissance, la Victime disparaît, et le Sauveur transforme la mort en ultime acte de contrôle.

Le choix d’une petite fille amnésique de cinq ans comme figure centrale est hautement symbolique. Elle devient une page blanche, une tabula rasa sur laquelle Aleck peut projeter son récit et modeler une nouvelle identité. Son amnésie incarne l’oubli qu’il veut imposer aux autres : effacer la vérité pour soumettre tous ceux qui l’entourent à sa propre fiction. La création de « Louna » représente une anti-genèse, une scène de création inversée où un dieu pervers fabrique une vie, sans amour ni par don, mais pour combler un vide intérieur et servir son narcissisme. Son expertise informatique vient prolonger cette logique : coder et pirater ne sont pas un simple détail technique, mais l’extension glaciale de son esprit binaire. Pirater un système devient l’équivalent symbolique de pirater les esprits, une preuve qu’il transcende lois et réalités humaines.

Face à cet être polymorphe, j’ai voulu des contrepoints humains fragiles et déchirés. Lorie n’incarne pas seulement la mère éplorée ; elle est une existence dévastée par le passage d’un prédateur psychologique. Dans son cas, le deuil se double d’une trahison inimaginable : avoir aimé et partagé sa vie avec l’homme coupable du pire crime. Sa reconstruction est chaotique, faite de retours en arrière, de doutes et d’une résilience qui n’est pas force, mais simple impératif vital. La capitaine Marianne Roy et le lieutenant Gérard Moreau représentent chacun une modalité de la quête de vérité. Roy est l’intuition et l’empathie mais finit brisée par le mur de glace d’Aleck, payant le prix fort en quittant la Sûreté. Moreau est l’obstination pure, le chasseur infatigable, convaincu que raison et instinct finissent par triompher, fut-ce de manière partielle et douloureuse. À travers eux, j’ai voulu rendre hommage à tous ceux qui affrontent l’abîme de si près qu’ils en gardent les stigmates.

La construction narrative de ce récit elle-même reflète cette dissociation. La première partie, « Disparition », adopte les codes du polar procédural, ancrée dans la réalité et la linéarité. La deuxième rompt cette apparente stabilité pour plonger dans la subjectivité et les dérives mentales d’Aleck, où temps et logique perdent leur densité. La troisième précipite cette chute : arrestation, évasion, puis métamorphose en fantôme numérique achèvent de brouiller les frontières entre réel et virtuel. Dans son bunker ontarien, Aleck n’est plus un homme, mais une idée malveillante, spectre technologique qui hante son récit.

Le Québec et le Canada sont indissociables de ce cadre, non comme décor, mais comme miroir de l’histoire. Immensité forestière, isolement hivernal et froid qui gèle les paysages accompagnent et incarnent la dérive intérieure du protagoniste. Le chalet perdu symbolise le retranchement mental, et le bunker en Ontario devient la forteresse ultime de son narcissisme.

Enfin, l’épilogue refuse toute délivrance. Le dernier geste d’Aleck — offrir l’emplacement de la tombe d’Emma — n’est pas un repentir, mais une ultime torture, une preuve qu’il conserve les clés, même derrière les barreaux ou en fuite. L’ouvrage de Roy, Les Griffes du Diable, cherche à rendre un sens humain à l’histoire, mais la silhouette d’un homme lors d’une séance de dédicace rappelle qu’Aleck est encore là, partout. Moreau demeure, porteur de l’espoir obstiné et de la conviction que le mal peut être traqué, même si jamais il ne disparaît complètement.

Avec DIS[S]OCIATIONS, j’ai voulu concevoir un thriller existentialiste, ancré dans le drame policier mais tendu vers une interrogation sur la nature même de l’identité. Sommes-nous les récits que nous nous racontons ? Aleck, lui, les déconstruit et les reconstruit à l’infini avec une froideur diabolique. J’ai voulu suivre jusqu’aux limites cette logique perverse du narcissisme : préférer réinventer et détruire le monde plutôt que s’y adapter, trouver dans la technologie l’outil idéal pour imposer sa falsification généralisée.

Cette fiction se veut une invitation à la méfiance. Méfiance envers les récits trop parfaits, envers les apparences de normalité, envers le contrôle que l’on croit exercer sur nos vies. C’est un voyage dans la tête d’un prédateur qui, pour échapper à sa propre douleur, devient architecte du malheur des autres. La question finale demeure : et si le véritable enfer n’était pas le chaos, mais l’ordre froid et implacable qu’un esprit dérangé tente d’imposer au monde ?

LA FRANCHISE

1 :               DIS[S]OCIATION (La fragmentation de l'esprit)

2 :               RÉ[S]URRECTION (La renaissance monstrueuse)

2 :               PER[S]PIRATION (La traque ultime)

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