LIVRES

En harmonie avec corps, âme et écriture

Romans parus

Atchori et Les Mémoires de Ka sont mes deux premiers romans, posant les fondations d'un univers littéraire qui irrigue depuis plusieurs de mes textes.

Ouvrages spirituels parus

Voyageur — Le feu sacré des Sages raconte le chemin qui mène des sciences du vivant vers les territoires de la conscience élargie.

La Trilogie de l'Aube réunit trois channelings : L'Écho du Silence, voix du Bouddha, Yeshua — L'Évangile du Verbe Solaire, parole christique, et Hyelel — Le Souffle de la Conscience, souffle premier de la conscience elle-même. L'Éternelle Seconde, en deux tomes, achève ce corpus.

Ouvrages spirituels à paraître

Portulan de l'Âme — Onze portes vers la conscience élargie est achevé et propose un guide de navigation intérieure en onze étapes. Carpe Diem — 49 pas vers la lumière et Apocalypse — l'héritage de Waldaz sont en phase de finalisation.

Essais

Le Compendium Harmoniologique et Le Traité Harmoniologique posent les bases théoriques de l'Harmoniologie, mon cadre numérologique et vibrationnel. Les deux textes sont achevés.

Romans à paraître

Le Gardien suit Élie, gardien de cimetière, dans une architecture en treize chapitres. Le Neuvième Jardin rassemble neuf textes allégorique en cours d'écriture. La saga AZTIKIIA, tétralogie de dark fantasy portée par la reine guerrière Aztikiia, prendra forme à partir de l'automne 2028. EXORDIUM, saga de douze romans, se construit sur le long terme.

Thriller à paraître

Dissociations, tome 1, thriller psychologique, sera achevé à l'été 2026.

Galerie

Les livres de Serge Leterrier

PROJET

« "Les cycles reviennent toujours vers leur origine.
Mais certaines âmes changent le destin des mondes."

AZTIKIIA

PRÉLUDE

La nuit portait une odeur de pluie chaude, de pierre humide et de cendre.

Au-dessus de Tzolkara, les nuages dérivaient lentement autour du soleil noirci. Depuis trois cycles lunaires, l’éclipse demeurait suspendue dans le ciel comme un œil fermé sur le destin des hommes. Les anciens observatoires d’Azkarym parlaient d’un alignement impossible. Les prêtres murmuraient des prières jusque dans leur sommeil. Les mères gardaient leurs enfants contre elles lorsque tombait le soir.

Et dans les profondeurs du Haut Temple, les eaux sacrées vibraient seules, vibrantes.

Le monde retenait son souffle.

Depuis les montagnes volcaniques jusqu’aux cités noyées de brume, chacun sentait qu’une frontière invisible venait d’être franchie. Les oiseaux quittaient les côtes. Les animaux refusaient certaines vallées. Des enfants parlaient durant leur sommeil dans une langue oubliée des hommes. Les miroirs antédiluviens atlantes enfermés sous les sanctuaires recommençaient à pulser faiblement dans l’obscurité.

Quelque chose approchait. Quelque chose arrivant d'une autre époque.

Plus ancien encore que les royaumes de pierre. Plus ancien que les pyramides.

Plus ancien que les Dieux eux-mêmes dans la mémoire des hommes.

Au sommet des terrasses sacrées d’Azkarym, les flammes bleues du Cercle d’Aeth-Râ brûlaient depuis sept jours sans qu’aucune main ne les nourrisse. Les Veilleurs observaient le ciel en silence. Aucun d’eux ne trouvait encore le courage de prononcer le nom inscrit dans les archives du Premier Monde.

Quetzalcóatl.

Le Messager.

Celui qui revenait lorsque les cycles arrivaient à leur fracture.

Dans les profondeurs du palais royal, loin des prêtres et des astronomes, une femme poussait son premier cri de douleur.

La reine Itzalia agrippait les draps de lin brodés d’or tandis que les servantes retenaient leur peur derrière des gestes appris depuis l’enfance. Les torches vacillaient autour des colonnes couvertes de glyphes sacrés. À chaque contraction, les fresques antiques semblaient respirer dans la pénombre.

Puis le sol trembla.

Très légèrement dans un premier temps.

Comme un cœur gigantesque battant sous la pierre du monde.

Les servantes échangèrent un regard.

Le vent venait de changer.

À travers les hautes ouvertures du palais, un souffle chaud traversa Azkarym et fit vibrer les centaines de bannières suspendues le long des temples royaux. Au même instant, les cloches du Haut Sanctuaire résonnèrent seules dans la nuit.

Une fois.

Puis une deuxième.

Puis une troisième.

Les Veilleurs levèrent les yeux.

Dans le ciel obscurci, l’éclipse brillait désormais d’une couronne dorée.

Et dans cette lumière impossible, les sages comprirent.

Le cycle venait de choisir son héritière.

 


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